Pierre Pujo raconte

les accidents aériens dans le 65

Pierre est né en 1931 à Luz-Saint-Sauveur (décédé en 2013), il avait des souvenirs précis de la vie avant guerre et de la guerre. Aîné de la famille, il a travaillé dès l'âge de 14 ans dans les chantiers de montagne (sachant lire et écrire, son premier poste fut de distribuer de la dynamite aux mineurs). Concierge chez une famille aisée contre la gratuité du logement, il a occupé plusieurs postes d'ouvrier avant d'être artisan plombier. Erudit, dévorant les revues scientifiques et les livres, il a constitué une bibliothèque de livres sur le pays. Son fils François a écrit en 2012 ses souvenirs (travail de passeur de mémoire) et a effectué quelques recoupements toujours justes pour le moment. Il a bien voulu partager avec nous ses travaux. Qu’il soit ici grandement remercié.

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1.1 L’accident d'avion au Tour de France - 1947

1.2 Le SIKORSKY H 34 “ éléphant joyeux ”  - 1963

1.3 L' alouette 2 du 5° RHC  - 1976

1.4 L'hélicoptère de TOUJAS société HELITRANS. - 1991

1.5 L'alouette 3 du PGHM - 1997

1.6 Le Dragon 64 de la base de Pau sur l’Arbizon - 2003

1.7 Le puma du 5° RHC - 2006

1.8 L' EC 145 de la sécurité civile  - 2006

1.9 Accidents aériens moins graves

1.10 Accident oublié - 1960


Mais aussi les accidents :

2.1 Pic du Jer à Lourdes en 1926

2.2 Ferrère en 1934

2.3 Tech (Arrens-Marsous) en 1939

2.4 Soues en 1940

2.5 Lannemezan en 1943

2.6 Nistos en 1944

2.7 Tourmalet en 1949

2.8 Tarbes-Ossun en 1968

2.9 Castéra-Lou en 1989

2.10 Fontrailles en 2014

2.11 Laloubère en 2014

2.12 Vignemale en 2016

2.13 Beyrède-Jumet en 2016

2.14 Laslades en 2016

1.2  Le SIKORSKY H 34 “ éléphant joyeux ”- 1963

Le 1er août 1963, un H 34 (58.401 F-SFER) de l'escadrille 3/22 de Pau (EHC 03 022) s'est crashé à Gavarnie. Un des fils de chez CASAOUS m'a confirmé que c'était l'hélicoptère qui alevinait le lac des Espicières proche du col des Tentes. Ils avaient les vaches là à l'époque et la carcasse fut tirée de l'eau et évacuée. Le moteur est peut-être encore dans l'eau. Jean Louis, Papé et Jean Jacques (1970?) sont montés voir la carcasse de l'hélicoptère depuis la station car la route n'existait pas.

1.1  L’accident d'avion de 1947 au Tour de France.

Premier tour de France d'après-guerre, Pierre était parti la veille avec Jeannette, et un ami pour dormir au Pic-du Midi. Le lendemain ils sont partis voir le passage du Tour de France au Tourmalet. Ils ont vu l'avion se crasher.

René Vietto passe sous l’avion.

1.7  Le puma du 5° RHC - 2006

Le 18 AVRIL 2006 un hélicoptère PUMA s'est crashé plus haut.

Trois militaires tués dans le crash de leur hélicoptère

« Sers. Le Puma aurait heurté le câble du téléphérique de l'ONF.

En haut de la piste du Capet, au-dessus de Barèges, sur la commune de Sers, le silence est total, respectueux. L'adjoint au maire, Georges Soulier est sur les lieux du drame aux côtés du lieutenant-colonel Mielle, du capitaine Lavergne et du colonel de la Délégation Militaire Départementale Jean-Louis Nabias. Un hélicoptère a pris feu en vol et jonche le sol. L'appel est arrivé à la compagnie d'Argelès vers 14 heures. Plusieurs témoins du drame racontent aux gendarmes qu'un hélicoptère venait de prendre feu dans les airs et qu'une épaisse fumée se dégageait du cœur des bois en haut de la piste du Capet.

Il a heurté le câble du téléphérique

Il venait de heurter un câble porteur du téléphérique de l'ONF.

Très vite, les pompiers de Barèges empruntaient la piste pour tenter, avec leurs engins de secours, d'éteindre l'incendie et sauver les passagers. Les pompiers de Luz-Saint-Sauveur, d'Argelès et de Tarbes venaient porter renfort à leurs collègues.

Sur les lieux, sous le commandement du capitaine Lavergne, les gendarmes de la compagnie d'Argelès-Gazost, le PGHM et la CRS de Gavarnie constatent que l'appareil de type Puma est un hélicoptère militaire appartenant au 5e Régiment d'Hélicoptère de Combat basé à Pau. Trois corps sans vie occupent encore la carlingue. Éparpillés dans les talus, des papiers, des documents, des débris de l'appareil, un câble sectionné. Selon les premiers témoignages que l'enquête approfondira, le Puma aurait vu au dernier moment un câble porteur du téléphérique de l'ONF et aurait effectué une manœuvre de dégagement vers le haut tandis que la queue de la carlingue touchait le câble provoquant des étincelles et propageant le feu de l'appareil. “J'ai entendu deux fortes détonations” raconte un témoin “l'un plus prononcé que l'autre puis j'ai vu une épaisse fumée s'élever dans les airs”. Comme il avait également entendu le moteur de l'hélico, la relation se fit évidence dans son esprit. Si Jérôme a entendu la déflagration alors qu'il surfait sur les neiges un peu plus haut, Jean-Luc a bien vu l'hélico longer la colline, se cabrer au dernier moment et prendre feu “j'étais sur le balcon avec ma fille”.

“L'équipage était composé de trois militaires expérimentés” explique le colonel de la Délégation Militaire Départementale (DMD) présent sur les lieux en attendant que le colonel Valette d'Osia, chef de corps du 5e RHC arrive . “L'enquête s'attachera à éclaircir les circonstances”. Défaillances techniques, défaillance humaine ou bien forte surprise par ce câble ou par le soleil éblouissant ?

“ Dès la fin de la journée,elle était reprise par la gendarmerie de l'Air de Mont de Marsan et de Paris qui ratissera le secteur afin de trouver d'autres éléments sur le plan judiciaire.

L'histoire se répète 30 ans plus tard, puisqu'en 1976, un hélicoptère s'était abîmé un peu plus bas faisant également plusieurs victimes.


Drame. Le 13 janvier dernier, un hélico du 5e RHC s'était déjà écrasé.

D'autres accidents meurtriers

Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'un hélicoptère se crashe dans le département. Si le dernier accident en date, survenu le 13 janvier dernier à Labattut-Rivière et qui concernait encore une Gazelle du 5e Régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Pau, s'est uniquement soldé par un aéronef détruit, le 21 juillet 2003, sur la face nord du massif de l'Arbizon, à Ancizan, l'hélico de la sécurité civile s'est écrasé provoquant la mort de son pilote Philippe Ribatet, un CRS de 36 ans. Deux autres personnes ont été grièvement blessées au cours de ce drame. Trois mois plus tôt, le 14 avril, à Laloubère, une Alouette connaissait le même sort. Bilan : un mort et deux blessés graves.

Le 15 novembre 1997, l'hélicoptère de la gendarmerie, stationné sur le même aérodrome s'écrasait à proximité du Pic du Midi avec à son bord le major André Roques, 48 ans, le pilote, et Arnaud Dussaussay, 29 ans. Les deux ont trouvé la mort. Leur machine s'était prise dans un câble fixé sur le Pic du Midi. Ils venaient de déposer un de leurs collègues et un médecin du SAMU venus secourir les 4 passagers d'un petit avion qui venait de s'écraser. Malheureusement, ces 4 personnes, elles aussi sont décédées. »

http://www.ladepeche.fr/article/2006/04/19/45230-trois-militaires-tues-dans-le-crash-de-leur-helicoptere.html

1.8  L' EC 145 de la sécurité civile - 2006

Le 5 juin 2006, un EC 145 de la sécurité civile de Pau se crashe sur la face ouest du Petit Astazou lors d'un exercice d’entraînement. Trois victimes décédées: le pilote Didier Favre-Rochex, le mécanicien embarqué Jean-Luc Ducout et le gardien de la CRS 29 (section montagne) de Lannemezan, Emmanuel Mandard. Son collègue Julien Passeron sera grièvement blessé.

1.4  L'hélicoptère de TOUJAS société HELITRANS - 1991

2 morts Roger et Raoul LAFITTE

« Le 29 mai 1991 l'hélicoptère de TOUJAS a pris le câble tendu depuis AULIAN vers les crêtes ouest. Câble CATEX servant à transporter les charges explosives pour lutter contre les avalanches.

Article 1er : Le S.I.V.O.M. DE LUZ-ARDIDEN est déclaré responsable à concurrence de 50% des conséquences dommageables de l'accident dont ont été victimes MM. Roger et Raoul Laffitte le 29 mai 1991. 

Article 2 : Le S.I.V.O.M. DE LUZ-ARDIDEN est condamné à verser :

- 40 000 F (quarante mille francs) à Mme Jacqueline Laffitte, y compris les intérêts légaux , - 40 000 F (quarante mille francs) à Mme Geneviève Laffitte, y compris les intérêts légaux , - 20 000 F (vingt mille francs) à M. Philippe Laffitte, y compris les intérêts légaux, - 20 000 F (vingt mille francs) à Mlle Patricia Laffitte, y compris les intérêts légaux, - 20 000 F (vingt mille francs) à Mlle Brigitte Laffitte, y compris les intérêts légaux , - 20 000 F (vingt mille francs) à Mlle Catherine Laffitte, y compris les intéréts légaux, - 20 000 F (vingt mille francs) à Mlle Bernadette Laffitte, y compris les intérêts légaux , - 20 000 F (vingt mille francs) à Mlle Florence Laffitte, y compris les intérêts légaux, - 343 091 F (trois cent quarante-trois mille quatre-vingt-onze francs) à la société Hélitrans avec intérêts au taux légal à compter du 7 novembre 1991.

Article 3 : Le jugement du tribunal administratif de Pau du 2 février 1995 est réformé en ce qu'il a de contraire au présent arrêt.

Article 4 : La requête en tant qu'elle émane de la COMMUNE DE LUZ-ARDIDEN, le surplus des conclusions du S.I.V.O.M. DE LUZ-ARDIDEN et les conclusions de la société Hélitrans et des consorts Laffitte tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel, sont rejetés. »

Extrait de la cour administrative d'appel de Bordeaux.

http://www.anena.org/jurisque/jurisprudence/decleprev/cayla.htm

1.9  Accidents aériens moins graves

Le 13 septembre 1983, transport par un Puma d'une alouette 3 de la protection civile accidentée à Gavarnie. Jean-Louis connaissait les pilotes suite à son service militaire à Pau. Ils se sont posés au parc. Extrait du cahier N°1 de Pierre.

En juillet 2000 un hélicoptère Alouette 3 du PGHM a fait 2 tonneaux au refuge des Sarradets.

http://www.ladepeche.fr/article/2000/07/31/94141-les-secouristes-de-montagne-frolent-la-catastrophe.html

D’autres accidents

A la suite des travaux de M. Pujo, nous vous présentons ci-dessous d’autres accidents aériens :

2.2 - L’accident d’avion à Ferrère en 1934.

Les articles parus dans la presse de l’époque :


« Le 13 juin, à 13 heures, un grand avion bimoteur de bombardement, parti de Reims pour un circuit d’entraînement de 2000 kilomètres à travers la France, quittait Toulouse pour Pau. Une heure plus tard, l’appareil s’écrasait sur une crête secondaire du pic de Lita, non loin de Mauléon-Barousse, à 2000 mètres d’altitude. Le chef de bord, adjudant Bergeron, et le navigateur, sergent-chef Rémy, furent tués. L’adjudant Chevalier, pilote, et le sergent Henry, ont survécu. Des déclarations de l’adjudant Chevalier, telles que les a recueillies sur place un envoyé de la Dépêche de Toulouse, nous croyons utile de reproduire le passage suivant : « Obéissant aux ordres du navigateur, j’ai survolé la montagne de Ferrère. La marche de l’avion était normale lorsque tout à coup, par suite d’un remous provoqué par les bourrasques du vent qui venait d’Espagne, l’avion a été précipité dans un « trou d’air » et plaqué contre la montagne ». Ainsi, il a fallu que survive un acteur du drame pour que soit porté un témoignage, particulièrement net, de la puissance des tourbillons, révolins et courants - descendants ou ascendants -  en haute montagne. Nous souhaitons que la leçon d’un aussi tragique accident ne soit pas perdue » - L’illustration.



« Ferrère 14 juin - L'accident d'aviation qui s'est produit en haute montagne, hier mercredi, à 2 heures de l'après-midi, a fait deux victimes : l'adjudant René Bergeron, chef de bord, demeurant 5 rue de l'Ecu, à Reims, et le sergent-chef Jean Rémy, qui était au poste de navigation. Tous deux ont été tués sur le coup et leurs corps sont encore sur le flanc du Pic de Lita, à 2000 mètres d'altitude, près du Monné. Lorsque nous sommes arrivés hier au chalet Saint-Nérée, la nuit étant venue, l'adjudant pilote Chevalier était soigné au chalet d'où il a pu télégraphier au commandant du centre de Reims les premiers renseignements sur l'accident. "L'avion est tombé dans un trou d'air" nous dit le pilote. "L'avion nous a-t-il dit, appartenait à la 12ème escadre, 5ème escadrille du centre de Reims. Nous étions partis de Reims pour effectuer, en service commandé, un raid de 2000 kilomètres. Arrivés à Saint-Raphaël, nous en sommes repartis hier matin, à 8 heures. Après avoir fait escale à Toulouse pour le plein d'essence, nous avions repris l'air à 13 heures, dans la direction de Pau pour, de là, rejoindre notre base, par Bordeaux et le centre de la France. Obéissant aux ordres du navigateur, j'ai survolé la montagne de Ferrère. La marche de l'avion était normale lorsque tout à coup, par suite d'un remous provoqué par les bourrasques de vent qui venaient d'Espagne, l'avion a été précipité dans un "trou d'air" et plaqué contre la montagne. Vous savez le reste". L'adjudant Chevalier, simplement contusionné s'inquiéta de l'état de son camarade, le sergent Raymond Henry, qu'il avait dû abandonner blessé pour aller chercher du secours.
Un berger se porte au secours de l'équipage.
Le pilote avait été heureusement secouru dans ces lieux déserts par un berger, M. Sabin Huchan de Ferrère qui gardait le troupeau du canton de Mauléon-Barousse. Avec lui il avait pu descendre à l'établissement thermal de Saint-Nérée, qui se trouve à trois heures de marche du lieu de l'accident et y recevoir de la propriétaire, Mme Fourrier, les soins les plus empressés.
Les secours sont organisés
Cependant, dès que la nouvelle de l'accident a été portée au chalet de Saint-Nérée, à 5 heures de l'après-midi, une caravane de secours a été aussitôt organisée par la gendarmerie de Loures-Barousse et par le brigadier forestier Arrieu. Le pic de Lita a pu être atteint par les sauveteurs avant la nuit. Le sergent Henry a été transporté dans la cabane du berger dite du Pin puis descendu sur une civière improvisée, avec des difficultés inouïes par des sentiers scabreux jusqu'au chalet de Saint-Nérée par le chef de brigade de gendarmerie Astibat, le brigadier forestier Arrieu, le garde-forestier André Dor de Mauléon-Barousse, par MM. Bertrand Soulé, Pierre Seube, René et Siméon Campan de Ferrère et par Mr Bordère, coiffeur à Mauléon. Ces intrépides sauveteurs ont dû se relayer près de 100 fois pendant leur difficile trajet. M. le docteur Trey-Vignales de Loures-Barousse, qui a soigné les deux blessés ne croit pas à la gravité de leurs blessures. M. le Capitaine de gendarmerie Sarthou, de Bagnères, qui a commencé une enquête sur l'accident, a commandé une équipe de 26 intrépides montagnards pour effectuer le difficile transport des deux morts.
Ferrère le 15 juin - Au sommet du Pic de Lita.
Ce matin donc, dès les premières clartés de l'aurore, nous nous sommes mis en route en compagnie de M. le capitaine de gendarmerie Sarthou commandant de la brigade de l'arrondissement de Bagnères, de M. le Sous-Préfet Lagarde et sous la conduite d'un pâtre de Ferrère, M. René Pène, qui avait déjà participé au transport du sergent chef Henry. Nous avons atteint le lieu de l'accident à 7 heures et quart seulement après de rudes efforts dans cette montagne abrupte. Déjà, quatre jeunes gens de Mauléon-Barousse, le soldat permissionnaire Jean Rebourg, du 16ème tirailleurs sénégalais, à Montauban, Jospeh Cinotti, Aimé Saint-Germès et Auguste Sajous nous avaient précédés. Ils se trouvaient en compagnie des gendarmes Guinle et Bacquerie, autour de l'avion. Ce dernier, comme un oiseau géant foudroyé, étalait ses ailes intactes au-dessus du précipice ; son fuselage est brisé ; son moteur écrasé sur le rocher; sous ce dernier est coincé l'adjudant chef du bord, René Bergeron. Ce sous-officier a la poitrine écrasée; d'une main désormais rigide, il est encore cramponné à un auvent. Sous les ordres du capitaine Tartou, les gendarmes, aidés des quatre jeunes gens de Mauléon-Barousse, ont pu dégager avec beaucoup de précautions le corps de la victime. Au fond du précipice gît le cadavre du sergent Rémy que l'on a recouvert d'un drap. Il est affreusement mutilé. Son crâne a éclaté ; ses membres sont brisés. Ce malheureux aviateur, qui était au poste de navigation, avait été projeté hors de l'appareil sur les rochers. L'adjudant Bergeron, qui a été également tué, occupait dans la carlingue la troisième place entre le pilote Chevalier et le sergent Henry qui n'ont eu que des blessures légères. Ils ont été en tout cas gardés encore au chalet Saint-Nérée où ils sont bien soignés par le personnel de l'établissement. Les familles des aviateurs ont été descendus dans l'après-midi à Ferrère par les équipes de montagnards réquisitionnés par la gendarmerie.
Au chalet saint-Nérée
Les corps de l'adjudant René Bergeron et du sergent-chef Jean Rémy ont été descendus, ce matin, de la haute montagne par les équipes de secours. Ils ont été déposés au chalet Saint-Nérée, à midi. Le commandant du centre d'aviation de Pau, accompagné de plusieurs oficiers aviateurs est arrivé également par la route, vers la même heure. Il a salué la dépouille des deux aviateurs et s'est enquis de la santé de leurs deux camarades blessés, l'adjudant Chevalier et le sergent Raymond Henry. Ce dernier se plaignait plus vivement des blessures qu'il a aux jambes et aux reins. Une ambulance militaire les a transportés dans la soirée, à l'hôpital de Tarbes". Les corps des deux autres aviateurs furent mis en bière aux Chalets Saint-Nérée et descendus à Loures-Barousse où une chapelle ardente fut dressée. Après que les honneurs leur furent rendus par les officiels, ils partirent par le train jusqu'à Reims, accompagnés par leurs familles. » -
Gazette des Vallées.




« Le 14 Juin. Un avion de la 12e Escadrille du Centre de Reims, ayant comme membres d'équipage l'adjudant Bergeron. chef de bord, le sergent-chef Remy, le sergent Henri Fet, l'adjudant Chevalier, pilote, effectuait un raid de 2.000 km sur le parcours Reims, Saint-Raphaël, Toulouse, Pau lorsque, au cours de la dernière étape en survolant Ferrère, alors que l'appareil marchait régulièrement un remous d'air a précipité l'avion contre le rocher du Bestibergues à la montagne du Pin à 2.000 mètres d'altitude. L'adjudant Chevalier a pu se dégager et, accompagné par un berger accouru, il a gagné le chalet de Saint-Nérée et a averti la gendarmerie. » - Ouest Eclair.

2.6 - L’accident d’avion à Nistos en 1944.

Le 14 juillet 1944 : Accident du Halifax du 624th Sqn RAF, le 14 juillet 1944.

Après la RD 75, en bordure de la route menant à la station de ski de Nistos Cap Nestès, un sentier conduit au pied du pic du Douly, vers un lieu connu sous l'appellation de cimetière anglo-canadien situé peu avant le Pic de l'Artiguche. En mission de parachutage au profit du maquis de NISTOS-ESPARROS, les 7 membres de l'équipage ont été enterrés sur place par les résistants de la 3201° compagnie de Francs Tireurs Partisans Français (F.T.P.F.). Quelques débris de l'épave sont encore visibles. Les moteurs sont, quand à eux, exposés dans le musée Léon ELISSALDE de Bagnères de Luchon. A côté des 7 tombes, une stèle porte plusieurs plaques (inscriptions en anglais).

2.1 - L’accident d’avion au Pic du Jer à Lourdes en 1926.

Le 14 septembre 1926 : Accident d’un biplan du Centre d’Aviation militaire de Pau.

L’avion s’est écrasé sur la face nord du Pic du Jer. Le mécanicien Soussan fut tué sur le coup et le pilote Robe fut légèrement blessé à la tête. Vers 16 heures l’avion est allé faire quelques acrobaties au-dessus du Pic-du-Jer où c’était un peu la tradition d’épater les touristes au sommet de la montagne. Depuis longtemps, on craignait un accident de ce genre.


Vous pouvez retrouver tous les détails ainsi que d’autres photos de l’accident dans l’ouvrage « Les Maires de Lourdes » pages 811 à 814.

1.10  Accident oublié - 1960

Jean Louis a trouvé les restes d'un hélicoptère en haut de la bat de Caoubère. Après examen des photos, il s'agit probablement d'un Bell 47.

Interrogé Jeannot DA SILVA ne se rappelle pas mais se souvient de l'accident de l'Alouette 2 de Barèges.

Le 12 mai 2012, Robert LUCHESSE qui a travaillé à Barèges de 1958 (retour du Maroc) à 1962 m'a parlé d'un hélicoptère disparu en plein hiver que l'on n'a jamais retrouvé avec 3 personnes à bord.


Le 18 juin 2012 Pierre SAJOUS et moi avons visité cette épave. C'est bien un BELL 47. Quelques éléments sont peints en rouge (des traces) et jaune. Sur un des organes la date est de 7/28/60.

Jacques Nicolau a eu l’amabilité de nous envoyer ces clichés de l’accident. Ces photos datent de 2008. Merci pour cette contribution.

2.4 - L’accident d’avion à Soues en 1940.

Le 9 août 1940 : Accident d’un NAA 57.

Le NAA 57 est un avion d’entraînement avancé, acheté aux USA, et il appartenait à l’armée de l’air française, juste avant la guerre.

L’accident a eu lieu entre Soues et Laloubère et une plaque commémorative rappelle ce tragique accident qui fit deux victimes.

2.3 - L’accident d’avion au Tech en 1939.

En 1943 ou 1944 : « A Arrens, quatre officiers de la Luftwaffe viennent se recueillir sur les tombes de quatre aviateurs de la Légion Condor dont l’appareil s’est écrasé au Tech, en janvier 1939, pendant la guerre d’Espagne. Les officiers sont satisfaits par l’état d’entretien des tombes et proposent de faire libérer quatre prisonniers de la commune. Dilemme pour la maire Jean Habas : il y a cinquante Arrensois derrière les barbelés ! Il désignera un orphelin de 1914-1918, le frère d’un soldat tué en 1940, et deux pères de quatre enfants. Et décevra ainsi toutes les autres familles. » - Chroniques de Bigorre par Jacques Longué (page 38). Les dépouilles des quatre Allemands furent ensuite transférées au cimetière allemand de Berneuil, en Charente-Maritime.


Nous sommes à la recherche de tous renseignements concernant cet avion (loucrup@orange.fr).

Ils n’ont pas vécu le défilé de la Victoire : « Le 9 août 1940, à Laloubère deux élèves aviateurs, Albert Delescluse et Emile Diverchy, s’apprêtent à prendre l’air pour l’Angleterre. Leur escadrille a été repliée d’Alençon, moteurs neutralisés pour empêcher toute évasion (de Pau, quatre aviateurs sont déjà partis pour l’Espagne). Le chef-mécanicien Lamarque a préparé un avion et il indique aux jeunes gens les procédures à respecter pour décoller avec le dispositif de variation de pas et voler à l’économie. Le décollage se fait, mais le moteur s’emballe. L’avion s’écrase à deux kilomètres de là, sur le territoire de Soues. Les deux garçons sont les premiers morts de la Résistance dans les Hautes-Pyrénées. Leurs corps seront inhumés le jour-même, à la sauvette, au cimetière de la Sède. Quarante ans plus tard, le conseil municipal de Soues donnera leurs noms à des rues de la commune. » -  Chroniques de Bigorre par Jacques Longué (page 52).

1.6 Le Dragon 64 de la base de Pau sur l’Arbizon - 2003

Le 20 juillet 2003, un hélicoptère Dragon 64 de la base de Pau s'écrase à proximité du pic de l'Arbizon dans les Pyrénées après avoir secouru un randonneur bloqué dans une paroi, faisant 1 mort (Philippe Ribatet, secouriste) et 4 blessés (dont le pilote et le mécanicien grièvement blessés).

2.10 - L’accident d’autogire à Fontrailles en 2014.

Le 7 septembre 2014 : Un pilote se tue à bord d'un autogire.

« Hier, un pilote d'autogire du club du Fousseret, en Haute-Garonne, est venu rendre visite à ses amis du club de Fontrailles. Vers 15 h 30, le pilote, à bord de son appareil, repartait de Fontrailles vers la Haute-Garonne. À peine avait-il pris l'air que soudain l'appareil s'est crashé à la limite d'un champ de maïs et du terrain d'envol. Il a amorcé un virage et a décroché avant de s'écraser et de prendre feu. Le pilote a été tué sur le coup. Il avait 64 ans. Les sapeurs-pompiers du centre de secours de Trie, Galan, Castelnau-Magnoac sont intervenus sur l'accident. » - La Dépêche-du-Midi.

un autogire

2.11 - L’accident d’avion à Laloubère en 2014.

Le 13 septembre 2014 : Un instructeur d'Airbus meurt dans le crash.

Il faisait grand soleil hier sur Laloubère, dans les Hautes-Pyrénées, lorsqu'un avion du Para Club tarbais a piqué du nez, à 16 h 43, et percuté le sol tout à côté de l'aérodrome, s'écrasant sur le dos, non loin du Géant Casino. Seul Éric Fradin, 47 ans, était à bord de ce Cessna 206 qui venait d'effectuer un largage. Le pilote, un ancien militaire, instructeur de haut niveau chez Airbus a trouvé la mort dans ce crash dont les causes sont encore inexpliquées. «L'enquête a été confiée à la Police de l'air et des frontières de Tarbes», déclarait hier, en fin d'après-midi, Marion de La Lande d'Holce, substitut du procureur qui s'est rendue sur les lieux, ajoutant que le Bureau d'enquêtes et d'analyses était également sur place ainsi que pompiers et policiers. «Tout est sécurisé». Dans les locaux du club, c'est l'abattement. «On est une grande famille», souligne Jean-Philippe Audhuy, les yeux rougis. Ce moniteur devait monter dans l'avion lors d'une deuxième rotation. «Je le suivais des yeux. Il a fait un passage à 1 000 mètres pour larguer deux personnes. Puis il est monté à 3 000 m. Au moment où les trois autres sont parties en chute libre, on a entendu un boum. Quand leurs voiles se sont ouvertes, l'avion a piqué.»


«Il a tout fait pour éviter les habitations»

Ses amis, qui ont suivi la scène, ont compris qu'au moment du décrochage, Éric Fradin, s'est battu. «Nous, du sol, on a vu qu'il a tout fait, qu'il était au manche pour rattraper l'avion et éviter les habitations». Malheureusement l'appareil est parti en vrille sous leurs regards impuissants. L'accident a-t-il été causé par une défaillance mécanique ? Seule l'enquête permettra de le déterminer. Reste que le gouvernail de l'appareil a été retrouvé à environ 500 m du lieu du crash, entre Soues et Laloubère. De plus, l'un des parachutistes semble avoir sauté en catastrophe au-dessus de la Côte de Piétat. Il a été récupéré par un automobiliste à la sortie 13 de l'A 64 puis placé en observation dans une clinique. Hier soir, son état n'inspirait aucune inquiétude. Le pilote aurait-il décelé des anomalies et demandé à ses passagers de sauter plus tôt que prévu ? Cette hypothèse a circulé. La victime qui habitait en région toulousaine était un fidèle du club. Hier ses amis ont déployé les voiles du deuil. Josiane Battoue - La Dépêche-du-Midi.

2.7 - L’accident au Tourmalet en 1949.

Le 12 juillet 1949 : Voici un deuxième accident d’avion lié au Tour de France cycliste après celui de 1947. Mais celui-ci est plus grave, puisqu’il a fait deux morts. Un petit article retrouvé dans un journal Suisse nous en apprend un peu plus. Une plaque est située sur les lieux de l’accident, côté Barèges, juste après la « cantine du Tourmalet » - Merci à François Pujo pour le signalement de la plaque et la photo.

C’est l’étape Pau-Luchon. Ici Fausto Coppi le jour de l’étape dans la montée de l’Aubisque. Un avion, parmi d’autres le suit.

1.3  L' alouette 2 du 5° RHC - 1976

En 1976 une alouette 2 de l'armée s'est crashée sur le câble de l’ONF vers le village de Barèges. Jeannot DA SILVA moniteur de ski de fond présent à Barèges lors de l'accident, se rappelle que les morceaux de tôles ont atterri sur le parking du casino de Barèges (raconté le 8 mai 2012). 4 morts listés dans la stèle de Barèges (chemin Artigalas) : Lieutenant-Colonel PISSARD Jacques, Capitaine SANTARELLI Jacques, Adjudant-Chef TURON Alphonse, Maréchal des logis DUBROMELLE Jacques.

journal du 27 mai 2015

Plaque à Barèges (chemin des Artigalas).

1.5  L'alouette 3 du PGHM - 1997

6 morts dont le major André ROQUES (pilote) et le mécanicien Arnaud DUSSAUSSAY 29 ans

Le 15 novembre 1997 une alouette 3 du PGHM se crashe au Pic-du-Midi en portant secours à un avion de tourisme. Les deux ont pris le même câble. Un sur-accident terrible.

« Six personnes ont été tuées samedi au pied du pic du Midi de Bigorre dans deux accidents, distincts, d'un avion de tourisme et d'un hélicoptère de la gendarmerie, venu lui porter secours. L'avion civil, piloté par un lieutenant- colonel de l'armée de l'air avec ses deux jeunes enfants et un cousin à bord, s'est écrasé. Les gendarmes de Tarbes ont alors dépêché un hélicoptère. Après avoir repéré la carlingue de l'avion en aval du col de Sencours, l'hélicoptère s'est posé puis a heurté un câble en redécollant. Le pilote et le mécanicien-gendarme ont été tués. »

Extrait du journal LIBERATION

http://www.liberation.fr/societe/0101229112-double-crash-au-pic-du-midi-de-bigorre

Plaque à Laloubère (aérodrome, bâtiment de la gendarmerie).

2.8 - L’accident de Tarbes-Ossun en 1968.

Le 23 juillet 1968 : Le directeur des activités aériennes de la SOCATA trouve la mort.

Lors d'un essai en vol d'un appareil de la SOCATA, le GY-80, immatriculé F-BMUR, Roger MAZOYER, natif de Saint-Etienne, Directeur des activités aériennes de la SOCATA à Ossun, trouve la mort sur le terrain de Tarbes-Ossun. Roger MAZOYER totalisait 8000 heures de vol. Roger MAZOYER obtient son brevet de pilote civil en 1933 à l'âge de 19 ans. Deux ans plus tard, il est breveté pilote militaire. A 23 ans, il est breveté pilote de transports publics et navigateur. On le retrouve, en 1938, moniteur à l'aéroclub de la Bigorre à Laloubère, puis le 1er août 1939, pilote à la Société Morane-Saulnier. Combattant de la Résistance, il est arrêté par la Gestapo et déporté. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, chez Morane-Saulnier, il participe aux essais et à la mise au point de tous appareils produits par la firme. Plus de 2000 avions lui sont passés entre les mains. Roger MAZOYER est le fils de Marius MAZOYER, précurseur de l'aviation dans la Loire. Information extraite de drames-aeriens.monsite-orange.fr, communiquée par François Pujo.

Tous les liens pour en savoir plus :

Maquis Nistos-Esparros. Site aerosteles.net. La Dépêche - article en 2010. La Dépêche - article en 2009. La Dépêche - article en 2003.

A voir aussi l’histoire de l’avion disparu de Bénéjacq, pendant la même période, le 6 mars 1944. Lien ici.


2.13 - L’accident d’autogire à Beyrède-Jumet en 2016.

28 juillet 2016 : c’est le deuxième accident de ce type dans les Hautes-Pyrénées, après celui de septembre 2014. Ci-contre l’article de La Nouvelle République relate l’accident.

2.12 - L’accident d’hélicoptère dans le massif du Vignemale en 2016.

20 mai 2016 : 4 morts - Un EC 145 de la bas aérienne de Laloubère s’est écrasé sur une paroi montagneuse du massif du Vignemale, en milieu de journée. Le pilote (Jean-Christophe Royer), le mécanicien (Dominique Jamet) et deux gendaremes du PGHM de Pierrefitte (Christophe Cavaillès et Lionel Loussalez-Artets) vont y perdre la vie. Ce drame provoqua une tristesse immense.

2.14 - L’accident d’ULM à Laslades en 2016.

28 août 2016 : 1 mort - Le petit appareil biplace s’est écrasé à peu de distance de son lieu d’arrivée, prévu à Laloubère. L’ULM venait de Blois et avait effectué 4 heures de vol sans problème. Serge Macabiau a perdu la vie sur cet accident.

2.5 - L’accident de Lannemezan en 1943.

Octobre 1943 : Une fin d’après-midi d’automne, un avion allemand pique sur le troupeau de vaches de Peyra. Il s’écrase dans la prairie de sa ferme, route de Clarens, à proximité de la côte de Pinaouët. Dans les débris de l’avion en flammes, on retire le pilote mort calciné. Il s’agissait d’un élève aviateur rattaché à la base de Pau. Information extraite du livre « Lannemezan au fil d’un siècle », volume 2, page 102.

Le 20 février 1989 : Un avion se crashe près de Tarbes.

Un avion de la compagnie Dirac, effectuant le trajet Nice-Tarbes, avec deux personnes à son bord est entré en collision avec un autre avion près de l’aéroport Tarbes-Ossun. Bilan : 2 morts. La seule information trouvée sur le net est le rapport du bureau Enquêtes-Accidents (en anglais) : « Dirac Aviation Flight 31 departed Nice for a regular flight without passengers to Tarbes. As the Merlin IV approached Tarbes, the crew received descent instructions at 15:55 the flight was cleared to descent to 2600 ft by Pau Approach and three minutes later the flight contacted Tarbes Approach Control. At that the same time a SOCATA TB-10 was flying near Tarbes. The airplane was on a navigational training flight from Pau to Tarbes. The airplane had overflown  Tarbes and was cleared for a circuit in preparation for a runway 02 approach. They left the Aerodrome Traffic Zone (ATZ) at 16:00. A few minutes later they entered the ATZ again, but did not establish radio contact with the controller. At 16:04 both aircraft collided in midair. The TB-10 crashed and the Merlin crew were able to carry out a forced landing on one engine, with a destroyed windscreen and just one landing gear leg extended. The Merlin touched down near the runway and slid for 325 m before coming to rest. » CAUSE PROBABLE: La collision en vol des deux avions résulte de la pénétration, dans l'ATZ de Tarbes sans contact radio, à la même heure et à la même altitude que le Merlin F-GERP, du TB 10 F-GEVD, malgré l'information trafic qui lui avait été fournie. Par ailleurs la surveillance visuelle que les deux équipages étaient censés fournir ne leur a as permis de détecter l'autre avion.

Apparemment, une stèle était présente à Castéra-Lou sur les lieux de l’accident près des tennis. Nous n’avons pas réussi à la retrouver. Merci de nous renseigner.

2.9 - L’accident d’avion à Castéra-Lou en 1989.

un Swearingen SA226-AT Merlin IV, du même type.